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CINÉMA

Projet Dernière Chance : Ryan Gosling, un alien en cailloux et la magie du digital

Un film de science fiction qui mise tout sur l’émotion

Dans l’actualité cinéma science-fiction 2026, un film sort du lot : Projet Dernière Chance, en salles depuis le 18 mars. Réalisé par Phil Lord et Christopher Miller, le duo derrière 22 Jump Street , il adapte le roman d’Andy Weir, l’auteur de Seul sur Mars. Ryan Gosling y incarne Ryland Grace, un professeur de sciences qui se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni de sa mission.

Mais ce qui rend ce film fascinant pour Rad’art, c’est moins l’histoire que la façon dont il a été fabriqué : Projet Dernière Chance est un cas d’école du cinéma digital.

Rocky, l’alien le plus attachant de l’actualité cinéma science-fiction : ni vraiment numérique, ni vraiment réel

La création de Rocky doit beaucoup au talent du marionnettiste James Ortiz, habitué des planches new-yorkaises. Plutôt que d’abuser des images de synthèse, Ortiz a opté pour une approche résolument artisanale, facilitant une interaction authentique avec Gosling.

C’est là que ça devient passionnant : Rocky n’est pas un personnage entièrement généré par ordinateur. C’est un mélange savant entre artisanat et technologie. Le résultat est tel que, selon le superviseur VFX Paul Lambert, il est difficile de différencier les séquences tournées avec la marionnette des passages retravaillés en numérique.

Le dispositif digital sur le plateau

Pour que Ryan Gosling puisse réagir naturellement à un partenaire qui n’existe pas vraiment, l’équipe a mis en place un système inventif. Dans le film, le personnage de Rocky est doublé par le comédien James Ortiz, mais d’autres personnes ont également prêté leurs voix, et Ryan Gosling les connaît bien : il s’agit de ses deux filles, Esmeralda et Amada. Le dispositif se faisait au moyen d’un écouteur que l’acteur avait sur le plateau. Résultat : certains des moments les plus touchants du film entre Grace et Rocky sont, en réalité, des moments entre un père et ses enfants.

200 millions de dollars de VFX : ce que ce film dit du cinéma science-fiction en 2026

Les effets spéciaux justifient pleinement les 200 millions de dollars de budget. Mais ce qui frappe vraiment les critiques, c’est moins la surenchère visuelle que la sobriété. À l’heure où les artistes VFX sont obligés de bâcler leur travail à cause de deadlines impossibles, les effets visuels de ce film sont renversants et la mention spéciale revient aux effets 100 % pratiques de Rocky.

La photographie de Greig Fraser est incroyable, certaines images sont à tomber. La musique de Daniel Pemberton est épique et puissante, et l’espace n’a pas été aussi bien filmé depuis Interstellar.


Artisanat augmenté par le digital : la leçon de Projet Dernière Chance

Projet Dernière Chance illustre parfaitement un débat qui agite le monde de la création numérique : faut-il toujours plus de CGI, ou revenir à l’artisanat augmenté par le digital ? Le film choisit clairement la deuxième voie. La marionnette de Rocky, retravaillée en post-production, produit quelque chose qu’aucune image de synthèse pure n’aurait pu donner : une présence physique réelle, que l’acteur et le spectateur ressentent.

C’est exactement ce que les meilleurs artistes digitaux font sur Instagram ou TikTok en ce moment — ils utilisent la technologie non pas pour remplacer le geste, mais pour l’amplifier.


Projet Dernière Chance est en salles depuis le 18 mars 2026. À voir en IMAX si possible — les visuels le méritent.

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